Grâce à de longues recherches, l’organisation de la commanderie construite en 1192 à Chamberaud est désormais mieux connue. En effet, suite aux découvertes d’un aqueduc, de nombreux tessons de poterie moyenâgeux, du cadastre napoléonien et surtout d’un texte médiéval décrivant le domaine seigneurial en 1556, il est désormais possible d’imaginer l’aspect du bourg de Chamberaud il y a 500 ans de cela.
Depuis peu, nous savons que sept moulins ont existé dans la commune de Chamberaud, tous concentrés sur le cours d’un petit ruisseau. Ce dernier est souvent empierré sur les côtés et parfois même au fond. Son tracé exact a été totalement retrouvé grâce à ses vestiges entre ‘‘ Les Roches '’ et ‘‘ La Souterraine ’’. Une partie de cette canalisation est remarquable car non seulement bien conservée, mais aussi par le fait qu’une dizaine de grosses pierres la coiffent. Elle alimentait un petit étang proche du bourg appelé couramment ‘‘ ancien étang ’’ et qui d’ailleurs est toujours marécageux en saison humide.
Chamberaud
et l’archéologie
On ne compte plus les tessons trouvés dans et autour de la Commanderie. De plus, les beaux fragments se multiplient et on commence à voir plus précisément les objets utilisés il y a près de 700 ans (d’après évaluation par des spécialistes). Les poteries étaient tournées et faites avec une pâte noire fortement micacée, elles étaient cuites à une température constante (couleur uniforme sur les cassures). On notera la présence d’assiettes, de vases plus ou moins grands. Sur certains fragments, on voit nettement des décors pour la plupart en corde tressée. Un seul objet métallique a été retrouvé : une coulure qui a dû se former lors de la fabrication d’un autre objet. Cela nous laisse présumer d’une implantation d’une forge non loin de l’actuelle mairie.
Revenons-en à l’organisation de la Commanderie elle-même. D’après les vestiges de Chamberaud et l’extrait du terrier de 1556 qui est parvenu jusqu’à notre époque, nous en avons déduit le plan suivant : une première muraille entoure le bourg de Chamberaud. C’est un mur en pierres sèches, haut d’en moyenne 2 mètres. Ses vestiges sont fréquents et leur tracé a été en grande partie retrouvé. Le terrier mentionne cette muraille et indique qu’à l’intérieur de celle-ci orienté au Nord (‘‘ costé septentrion ’’), il y a avait quatre ‘‘ logis ’’ sous un même bâtiment. Or dans le bourg de Chamberaud il existe bien quatre bâtiments alignés à l’aspect vétuste orienté plein nord. De plus, la structure de ces bâtiments correspond à leurs anciennes fonctions décrites dans le terrier (cellier, habitation, étable, four commun). Ces bâtiments ont sur le cadastre actuel les numéros : ZE 157, ZE 158, ZE 159, ZE 160. Il existait aussi une autre muraille ; elle est mentionnée dans la description de la commanderie et nous avons réussi à en repérer une partie du tracé. Elle entourait une habitation, une étable, une grande tour ronde et le mur sud de l’église formait une partie de ce mur d’enceinte.




Les recherches sur les emplacements 1 à 11 ont été effectuées au printemps 1997 par Nicolas et Matthieu Peyne.
Utilisation des parcelles au début du 19ème siècle
L'exemple du Chiron
Avec les descriptions de l'utilisation de chaque parcelle, on peut se faire une idée plus précise de l'aspect des villages. Le schéma général étant que les jardins étaient les plus proches des maisons, les chènevières formaient une sorte de deuxième ceinture autour des bâtiments et des jardins. Au delà de cette zone, qui contenaient les cultures les plus précieuses et les plus exigeantes en main-d'oeuvre, se trouvaient les prés, les pâturages et les terres labourables.
L'absence de forêts ou même de bosquets est notable. Aujourd'hui, les forêts couvrent la Creuse à plus de 30%. Jusqu'au 19ème siècle, les bois n'occupaient que 3% de sa surface avec des terres agricoles et des landes.


Plan récupéré sur le site des Archives Départementales de la Creuse (archives.creuse.fr)
et colorisé par Stephanie Dyson
Portrait d'un maçon local : Jean-Baptiste Danton
Il est tailleur de pierre. Deux livrets ouvriers donnent ses lieux de travail de 1844 à 1861.
1844 et 1845 : Auxerre (89) chez P. Léger entrepreneur
1846 : carrière d'Etrepilly (77)
1850 : Lézinnes (89) chez Léon Bennès, carrier
1853 : Bazelat (23)
1855 : Troyes (10) dans l'entreprise Desmaret
1856 : Troyes (10) dans l'entreprise Parent et Schaken pour la construction
de la ligne de chemin de fer Paris-Mulhouse1857 : Périgueux (24)
Fin 1860 il travaille six mois à la construction de la chapelle du Puy à Bourganeuf.
1861 : Morlaix (29), sur le chantier du viaduc de la ville.
Références/sources :
https://www.lesmaconsdelacreuse.fr/annuaires/general/danton-jean-baptiste et Philippe Buisson, archives familiales


Recensement 1866
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La famille Failly au Moulin du Puy
